Les listes de Charles Villa, design graphique

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17 / Charles Villa, designeur graphique et directeur artistique

Charles Villa est diplômé de l'École supérieure d'art de Bretagne en communication visuelle. Après ses études, il collabore avec les graphistes Jocelyn Cottencin (2011) et Frédéric Teschner (2012-2014) avant de rejoindre le programme de résidence Mains d'Œuvres (2014-2015). En 2016, il conçoit avec Benoit Böhnke l'identité visuelle de l'École Nationale Supérieure de Création Industrielle, ENSCI-Les Ateliers. Plusieurs de ses affiches ont été exposées dans le cadre du Festival international de l'affiche et du graphisme de Chaumont (2018 et 2021).

Depuis 2020, Charles Villa a initié un travail de recherche sur la décoloration des encres d'imprimerie intitulé "Image bleue", pour lequel il a reçu une bourse du Centre National des Arts Plastiques, qui interroge deux aspects du travail du designer : la fabrication des images et leur existence dans l'espace public. Il intervient fréquemment dans diverses écoles d'art dans le cadre d'ateliers ou de jurys. Certains de ses projets sont disponibles sur Dos Bleu et Dumpling Books.

Site internet : www.charlesvilla.fr

Instagram : @charles_villa__

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/ L’image fantôme, de Hervé Guibert, aux éditions de minuit (1981)

J’aime les livres que l’on peut lire par fragments sans début ni fin. L’image fantôme d’Hervé Guibert fait partie de ceux que je redécouvre sans cesse. Dans ce recueil l’auteur raconte des images effacées, perdues ou fantasmées. Ce qui m’a touché dans ce livre c’est de voir à quel point les images qui entourent l’auteur le définissent et dessinent en creux son portrait. Il y a un passage qui s’intitule Suite, série, séquence, qui a nourrie mon travail et mon approche du graphisme, ou Guibert décrit ce que représente pour lui l’idée de série.

« […] l’épuisement d’une seule idée, d’un seul objet ; la suite pourrait être un montage “divisible” de plusieurs photos qui disent, une fois accolées, autre chose qu’elles-mêmes, comme un message ou une charade visuelle… »

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/ Living cats in Tokyo, de Araki Heibonsha, aux éditions (1993)

Living cats in Tokyo est un livre d’environ cent cinquante photographies en noir et blanc de l’artiste Japonais Nobuyoshi Araki. On se balade avec le photographe dans Tokyo et l’on cherche le chat qui se cache dans l’image. C’est un parti pris plein d’humour qui sert de prétexte pour montrer une dimension plus personnelle de la ville et de ses habitants. J’ai toujours du plaisir à reprendre ce livre, j’ai à chaque fois l’impression de découvrir une image que je n’avais pas vu et qui me donne envie de retourner au Japon. C’est un objet souple qui ne ressemble pas à un livre de photographies classique mais plutôt à un magazine que l’on garderait précieusement.

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/ La Grande Arche, de Laurence Cossé, aux éditions Folio

Johan Otto Von Spreckelsen est un architecte idéaliste dont la vision se confronte au monde politique et à la réalité du projet. La Grande Arche est un roman-enquête passionnant sur l’histoire du concours pour l’aménagement de La Défense et de la construction de la Grande Arche.

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/ My Edmonton Journal, de Hans-Rudolf Lutz (1978)

Le 17 août 1977, le Edmonton Journal (Alberta, Canada) publie unnuméro consacré au décès d’Elvis Presley. C’est cette édition qu’a choisi Hans-Rudolf Lutz, graphiste suisse, comme terrain d’expérimentation graphique. Il a effacé toutes les informations typographiques et textuelles pour garder uniquement les images, les illustrations et les éléments graphiques qui forment la mise en page du journal.

Ce qu’il nomme : « un inventaire des informations non verbale d’un quotidien, ou le langage visuel ». Ce qui me fascine dans ce projet c’est la transformation du journal en un objet abstrait et plastique dans lequel chacun peut se projeter différemment, comme on pourrait le faire avec un dessin ou une peinture.

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/ We Sit Together, utopian benches from the Shakers to the Separatists of Zoar, de Francis Cape , Princeton Architectural Press (2013)

Comment l’histoire et les usages d’une communauté peut-elle influencer la forme d’un objet aussi rudimentaire que celle d’un banc ? La quatrième de couverture annonce : « […] We Sit Togheter présente vingt-et-un des bancs magnifiquement reconstitués de Francis Cape tirés de douze communautés utopiques, actives de 1732 à nos jours, allant de communautés bien connues comme les Shakers à des groupes plus obscurs comme les Séparatistes de Zoar […]. » Ce livre m’a servi de guide pour fabriquer, pour mon usage, un banc qui s’inspire de celui qui a été conçu par la communauté des Ephrata Cloister qui pour survivre a développé un commerce de fabrication de papier, d’impression et de reliure.

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/ Herdubreid at Home, de Roni Horn, aux éditions Steidl (2007)

J’ai trouvé par hasard ce petit livre au titre étrange "Herdubreid at Home" dans une librairie et c’est d’abord le nom de Roni Horn sur la couverture écrit avec une typographie fantaisiste qui m’a intrigué. Elle a photographié les peintures - ou plutôt les reproductions des peintures - d’un peintre islandais nommé Storval, dont les paysages sont visiblement très populaires en Islande, in situ chez les islandais qui l’exposent dans leurs intérieurs. C’est à la fois un hommage touchant au travail de cet artiste mais aussi une réflexion sur la manière dont les images se diffusent.

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